Au
Burundi comme dans d’autres pays d’Afrique, nous entendons nos aînés se
lamenter. Ils disent qu’on ne peut rien faire pour changer le monde. Ils
parlent d’une génération perdue. Et le manque d’environnement favorable à
l’épanouissement des rêves a fini par faire de nous des prisonniers de
l’ignorance et de la médiocrité. Ne sachant plus quoi faire, le mythe du
diplôme s’est imposé. Chaque année, le nombre de diplômés augmente et crée un
déséquilibre sur le marché du travail. Et cela parce que la plupart des
systèmes de l’éducation en Afrique ne prépare pas les jeunes à créer, mais à devenir
des fonctionnaires. Bien que les ressources minières utilisées par les plus
grandes sociétés dans le monde se trouvent en Afrique, les Africains restent
exposés à une pauvreté endémique qui ne fait qu’accentuer les problèmes de
maladies et des catastrophes naturelles auxquelles ils font face tous les jours.
Et comme la créativité n’a pas encore suffisamment gagné la conscience
africaine, le désir de partir vers l’occident ne cesse de faire des victimes. C’est pour cette raison qu’il est indispensable
de créer un espace de promotion de talents des jeunes africains pour les amener
à croire en eux et à se faire une vie paisible et prospère sur le continent africain. L’organisation
« BURUNDI-NOVE » qui est une entreprise sociale basée au Burundi y a
déjà pensé.
Ayant
comme vision : « mettre en
valeur la culture africaine, contribuer au changement des mentalités et proposer
des solutions aux problèmes majeurs
auxquels fait face la jeunesse, et cela
à travers la réalisation des films de séries », BURUNDI-NOVE a
jugé important d’organiser un casting et une compétition de talents d’envergure
nationale pour tenter d’inciter les jeunes non seulement à la créativité, mais
aussi à la professionnalisation de ce
qu’ils savent faire déjà.
